GUIDES · DA VINCI REIMAGINED
Léonard de Vinci et le nombre d’or.
Léonard est l’artiste que tout le monde associe au nombre d’or, et la moitié de ce qu’on en dit est inventé. Voici ce qu’il a réellement fait — le livre qu’il a illustré, sa façon de dessiner, la proportion qu’il a mesurée — et comment ces pages de carnet sont devenues une collection.
Le livre qu’il a illustré
En 1498, le mathématicien Luca Pacioli, qui vivait alors à Milan sous le même mécène que Léonard, écrivit De Divina Proportione — « De la divine proportion » — le premier livre consacré au nombre d’or. Léonard en dessina les illustrations : une soixantaine de solides géométriques, montrés comme des armatures squelettiques pour que chaque arête soit visible, flottant dans l’espace avec leurs ombres. Ce sont les plus anciens dessins que nous ayons d’un dodécaèdre rendu en vraie perspective, et ce sont encore les plus clairs.
Voilà le lien documenté. Léonard connaissait le rapport, le comprenait tel qu’un ami mathématicien le lui expliquait, et le dessinait. Ce qu’il en a fait dans ses peintures est moins certain qu’internet ne le prétend. On peut superposer un rectangle d’or à la Joconde, mais c’est le cas de la plupart des portraits ; la Cène est composée sur une grille de perspective, pas sur une grille d’or. Là où la proportion est sans ambiguïté, c’est dans l’Homme de Vitruve — et même là, elle vient de Vitruve, l’architecte romain dont Léonard illustrait le texte, qui avait fixé les divisions du corps en rapports qui approchent la section dorée.
À quoi ressemblent les carnets, et pourquoi
Les pages de Léonard se reconnaissent au premier coup d’œil : encre sépia sur papier teinté, écriture en miroir courant autour des dessins, une machine, un muscle ou le courant d’une rivière étudiés sous plusieurs angles sur une seule feuille, avec des chiffres et des flèches dans les marges. Cet aspect n’est pas un style qu’il a choisi ; c’est à quoi ressemble la pensée sur le papier quand celui qui pense dessine plus vite qu’il n’écrit. Les lignes de construction sont laissées. Les erreurs sont laissées. La page est le compte rendu d’une découverte.

C’est ce que la collection Da Vinci Reimagined lui emprunte — non pas un sujet, mais la page. Chaque œuvre est présentée comme une feuille d’un carnet qui n’a jamais existé : fond de parchemin, trait à l’encre ferro-gallique, annotations d’une écriture que personne n’était censé lire, et les lignes de construction de la spirale d’or laissées visibles, comme il les aurait laissées. Puis, quelque part sur la feuille, l’étude se résout : la spirale se remplit de couleur et d’or, et le dessin devient un tableau.
La spirale comme instrument
Léonard dessinait sans cesse des spirales — dans l’eau, dans les cheveux, dans la croissance des plantes, dans le vol des oiseaux — et il les comprenait comme des relevés de mouvement, non comme de la décoration. Une boucle d’eau est un diagramme de la façon dont l’eau a bougé. C’est la lecture que la collection adopte. Dans The Tidal Chart, l’ammonite est dessinée comme un instrument de mesure, chaque loge réglée et numérotée ; dans The Meridian Shell, le nautile est placé contre une rose des vents comme un instrument dans un cabinet ; dans The Sunflower Compass, le capitule se trouve au réticule d’un anneau, de sorte que la fleur et l’instrument sont la même chose.
Les mathématiques en dessous sont exactes. La spirale de chaque œuvre est construite à partir de carrés de Fibonacci, les loges croissent de 1,618, et le point de repos de la composition est à la section dorée de la feuille. Les propres spirales de Léonard étaient à main levée et approximatives ; ce sont les dessins qu’il aurait faits s’il avait eu l’instrument.

Les études de figures
Deux œuvres de la collection sont des portraits : The Vitruvian Muse, un profil avec le travail de compas encore dessiné sur son visage, et The Helical Vault, où les figures sont laissées petites pour donner l’échelle à un escalier. Toutes deux reprennent l’habitude de Léonard de dessiner les lignes de proportion sur le sujet et de les y laisser. Dans la Muse, chaque arc tombe sur un trait — le sourcil, l’œil, le coin de la bouche — c’est pourquoi elle se lit comme calme : le visage n’est pas posé, il est mesuré, et la mesure est la composition.
Où vont les œuvres
Ce sont les œuvres les plus pâles de l’archive — parchemin, sépia, une couleur et de l’or — et elles se comportent différemment des pièces sombres. Elles veulent un mur de ton moyen, un gris chaud ou un vert doux, et un cadre en chêne brut ou en noyer pâle avec un passe-partout blanc chaud. Elles conviennent à un bureau, un couloir, un cabinet de consultation, partout où quelqu’un s’arrêtera pour les lire ; elles sont les moins adaptées à un coup d’œil. Les fichiers carrés (10 240 × 10 240 px) s’impriment à 90 cm de côté en qualité de vision rapprochée, et The Helical Vault, le format haut, en 60 par 90.
Questions
Léonard de Vinci a-t-il utilisé le nombre d’or ?
Il a illustré le premier livre sur le sujet — De Divina Proportione de Pacioli, 1509 — avec soixante dessins en perspective de solides géométriques, il le connaissait donc bien. Les affirmations selon lesquelles la Joconde ou la Cène seraient composées dessus ne sont pas prouvées ; l’Homme de Vitruve suit des proportions de Vitruve qui approchent la section dorée.
S’agit-il de reproductions des dessins de Léonard ?
Non. Ce sont des œuvres nouvelles présentées à la manière d’une page de carnet — parchemin, trait sépia, construction visible, notes marginales — avec la spirale d’or construite exactement sur la suite de Fibonacci. Aucun dessin de Léonard n’est reproduit.
Quel est le format des œuvres Da Vinci ?
La plupart sont carrées, 10 240 × 10 240 pixels, s’imprimant à 90 cm de côté ; The Helical Vault est en hauteur, 8 960 × 13 440 pixels. Chaque page produit indique la taille exacte.
Pour un mur dont vous êtes responsable.
Décrivez-moi la pièce et l’atmosphère que vous voulez lui donner. Je vous enverrai trois œuvres qui conviennent, et une simulation de chacune en place.
Écrivez-moi